Le vidéo-marketing est l’avenir de la marque employeur, mais ce n’est pas si simple !

Dépassons la gène, la confidentialité et les droits à l’image

En entreprise et en RH, la confidentialité et la vie privée sont des valeurs importantes. On a l’habitude de mettre en valeur les produits mais plus rarement les talents, surtout publiquement et il demeure une gène à filmer le travail. Le secret à l’égard de la concurrence, la crainte de l’espionnage industriel et la protection de l’identité des talents pour ne pas se les faire chasser y sont sûrement pour beaucoup. Mais à l’heure des réseaux sociaux, ces arguments sont désuets, surtout si on filme avec une éthique et une prudence sur le choix du contexte et avec une validation des contenus. Pour dépasser les complexes et les résistances, il faut promouvoir l’idée des vidéos en interne avec l’engagement de la direction et des projets pilotes à faibles risques au début. Ensuite, il faut identifier les ambassadeurs et les personnalités disposées à vouloir représenter l’entreprise en fonction de la nature et de l’enjeu du contenu. Enfin, il est recommandé d’impliquer les participants dans la validation de la production et l’usage de la vidéo.

Faisons simple pour commencer.

Simplicité = authenticité. Si on doit penser à débuter avec des vidéos courtes, on doit surtout penser à ne pas débuter avec un contenu corporatif. Trop politique et contrôlé, le message et l’image exigent trop. Il faut donc attaquer des contenus neutres mais utiles pour les candidats. On se tournera donc vers des tutoriels pour les candidats ou des réponses aux questions les plus fréquentes. Ensuite, on peut développer des angles éditoriaux pour stimuler les vues des vidéos. Enfin, on pourra se tourner vers des entrevues et des visites de l’entreprise ou une plongée dans la vie de l’entreprise. Avec le vidéostreaming, une tendance lourde dans le marché, il n’y a même plus besoin d’éditer et de de mettre en ligne une vidéo. Dés que vous filmez, la vidéo est en ligne. Parfait pour couvrir des événements (salon de l’emploi, journée porte ouverte, convention, activité RH, journée de recrutement pour jeunes étudiants, etc.), le vidéostreaming est l’ultime expérience vidéo, garantissant une interactivité instantanée et de la transparence. L’enjeu pour les RH est la prise de risque avec du contenu Live, un mauvais message peut si vite être échappé.

Adoptons les nouvelles écritures

La narration pour les médias sociaux est une invitation au dialogue, pas un monologue. Les formats plus courts poussent à faire des Slideshow de photos ou de courtes questions-réponses. Les webdocs eux proposent une découverte de l’entreprise, d’un projet ou d’un métier pour montrer les coulisses ou des aspects méconnus de l’entreprise. L’écriture rapide et incisive doit s’adapter aux différents médias sociaux. Avant de penser à la réalité virtuelle (VR), la caméra 360 de Facebook présentée au F8 en avril 2016 ou à la réalité augmentée (AR), il y a une infinité de contenus à développer avec des moyens toujours plus simples et des contraintes qui peuvent être transformées en créativité.

Poussons l’image à fond

Pour mettre de l’avant ce qui marche le mieux, il faut rediriger certains budgets. Aviez-nous un large budget pour les Jobbards qui finalement se révèle inefficace ? Faisons comme Akoya Consulting, dans un post récent, ils démontrent parfaitement comment la mesure leur a permis de revoir leurs efforts marketing RH pour plus d’efficacité. Si la qualité d’une vidéo suffit à elle seule à la rendre virale, nous ne devons pas sous-estimé l’effort de distribution. Le multi-posting, le re-posting et le reconditionnement de contenus sont des techniques éprouvées pour disséminer les contenus, rejoindre l’audience et maximiser la valeur et le cycle de vie d’un contenu. La vertu de la vidéo est aussi dans ses multiples usages. Prenons YouTube ou Facebook, les deux plus grands médias du monde. Avec une vidéo, vous pouvez simplement la poster mais aussi la promouvoir. Sur YouTube, il existe de multiples formules promotionnelles (Instream, Insearch, InSlate, Indisplay) pour les vidéos très courtes et vous ne payez que si l’internaute visionne 30 secondes de l’annonce. Les impressions peuvent monter rapidement sans que cela ne soit trop coûteux. Parfait pour augmenter la reconnaissance de la marque et faire le teasing d’une campagne de recrutement.

Mesurons nos portées

Il est rare que l’on fasse une vidéo parfaite pour son audience du premier coup. Avec les vidéos, il faut en produire davantage et ne pas hésiter à les couper pour en faire plusieurs. Comme tout contenus, les vidéos permettent d’obtenir des analytics très intéressantes pour comprendre votre audience. Alors, appliquons l’approche « Iterate, Learn, Adapt« . Si les vidéos sont peu vues ou interrompues, les données de fréquentations nous aiderons à corriger le tir. Selon la cible, il faut remettre en perspective le contenu et sa diffusion. Une vidéo drôle qui touche tout le monde fera peut-être beaucoup d’audience mais n’augmentera pas votre nombre de bons candidats. Une vidéo très ciblée et plus confidentielle pourra convaincre des candidats passifs de vous rejoindre. Il est maintenant temps de convertir votre marque employeur (et tout votre marketing) à la vidéo.

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